La Protection Juridique des Majeurs
Organiser collectivement un service
de protection des majeurs très professionnel
En Loire-Atlantique, 9 200 personnes sont sous mesure de protection. 73% d’entre elles sont suivies par des services semblables à la CRIFO, moins de 5% par des préposés d’établissements et 22% des Mandataire judiciaire à la protection des majeurs (MJPM) individuels. La CRIFO, membre de la FNAT (Fédération Nationale des Associations Tutélaires) avec près de 2 000 personnes protégées, est l’une des 4 associations tutélaires du département comme le sont l’UDAF44, ATIPMP44 et Confluence Sociale.
Pour la CRIFO, la protection devient un accompagnement de la personne dans le respect de sa dignité, sa citoyenneté et ses choix de vie, Nous nous attachons à concevoir des parcours « sur mesure »

Ce sont des mesures judiciaires, c’est-à-dire qu’elles sont prononcées par le juge des tutelles. Elles font l’objet d’un contrôle étroit et régulier. Toutes ces mesures ont une durée limitée, généralement cinq ans.
Le juge décide du régime de protection, nomme la personne en charge de la mesure et fixe la durée de celle-ci. La protection concerne généralement la personne et ses biens. Elle peut aussi être scindée et porter soit sur la personne, soit sur ses biens.

La sauvegarde de justice
est destinée aux personnes qui ont besoin d’une protection juridique temporaire. Elle précède généralement la curatelle et la tutelle.
La curatelle
constitue un régime d’assistance. Elle s’adresse à une personne qui, sans être hors d’état d’agir elle-même, a besoin d’être conseillée et contrôlée dans tous les actes de la vie civile. Elle peut être exercée sous la forme simple ou renforcée. En curatelle renforcée, le curateur perçoit les revenus de la personne protégée sur un compte ouvert au nom de cette dernière, et assure le règlement des dépenses.
La tutelle
est réservée à la personne qui a besoin d’être représentée d’une manière continue dans tous les actes de la vie civile.
La mesure d’accompagnement judiciaire
est destinée à rétablir l’autonomie dans la gestion des prestations sociales. La personne conserve sa capacité juridique.

L’idée centrale de la pair-aidance est que l’expérience vécue devient une ressource utile, complémentaire des savoirs-professionnels. À la CRIFO, cette démarche nous permet d’interroger nos pratiques aussi au regard des questions nouvelles soulevées par les échanges et ainsi de déconstruire les idées fausses.
Le pair-aidant partage son expérience et ses stratégies de rétablissement. Il participe à des groupes de parole, accompagne individuellement ou en collectif, et soutient sans jugement. Cela nous permet de déconstruire les idées fausses et d’être à l’écoute de nouvelles questions et ainsi d’améliorer nos pratiques.
La pair-aidance a pour objectifs de rompre avec l’isolement des personnes, de favoriser leur autonomie, leur pouvoir d’agir et de soutenir leur lien au monde. Elle a un double bénéfice d’inspirer la personne aidée à travers une relation de miroir et d’espoir, et de renforcement de l’estime de soi de l’aidant.

- Nous nous attachons à améliorer la qualité du service rendu à la personne protégée. Nous veillons notamment à interroger leurs besoins et à suivre leurs évolutions
- Nous réalisons tous les ans une enquête auprès des personnes protégées afin de connaitre leur niveau de satisfaction concernant le service qui leur est rendu
- Nous sommes audités tous les 5 ans par la Haute Autorité de Santé (HAS).
- L’audit réalisé par la Haute Autorité de Santé en septembre 2024 a révélé d’excellentes pratiques professionnelles favorisant l’exercice des droits des personnes accompagnées et respectant aussi leur dignité et leur intégrité.
Une cotation moyenne de 3,94 à 3,99/4 à l’évaluation HAS 2024.
saviez-vous ?
Les actions des Mandataire Judiciaire à la Protection des Majeurs (MJPM) génèrent plus de 1 milliard d’euros de gains socioéconomiques par an en France. Chaque euro public investi dans la protection juridique de majeurs entraine 1,50 € de gains socioéconomiques (Rapport Citizing, 2020).
pour un monde
plus soutenable
- Maltraitance financière évitée
- Réduction des coûts liés à la pauvreté (soins, logement, justice, etc.)
- Réduction du sans-abrisme
- Valorisation du patrimoine
- Réduction des incidents bancaires
- Aide à la stabilisation psychiatrique
- Institutionnalisation évitée
- Répit des aidants familiaux
- Augmentation de l’estime de soi
Rapport Citizing, 2020